À N’Djamena, la vente d’aliments de rue fait partie intégrante du quotidien. Des beignets du matin aux brochettes du soir, en passant par les criquets grillés en saison, ces mets populaires séduisent par leur goût et leur prix abordable. Pourtant, derrière ce plaisir culinaire se cache une menace bien réelle : la propagation de maladies comme le choléra.
Dans plusieurs quartiers de la capitale, il n’est pas rare d’apercevoir des aliments exposés à l’air libre, au bord des routes ou près des caniveaux. Ces lieux souvent poussiéreux et insalubres deviennent des foyers de contamination. Beaucoup de vendeuses ignorent ou négligent les règles d’hygiène, laissant leurs produits sans couverture ni protection contre les mouches, la poussière et les eaux usées.
Le choléra, maladie infectieuse grave, se transmet principalement par la consommation d’aliments ou d’eau contaminés. Il provoque de fortes diarrhées entraînant une déshydratation rapide, parfois mortelle en l’absence de soins.
Chaque saison des pluies voit réapparaître des cas, souvent liés au manque d’hygiène alimentaire et à la mauvaise gestion des déchets dans les marchés et les espaces publics.
Face à cette menace, les autorités sanitaires et leurs partenaires multiplient les campagnes de sensibilisation et de prévention. Ces actions visent à encourager les vendeurs à couvrir leurs aliments, à utiliser de l’eau propre pour la cuisson et à se laver régulièrement les mains.
Les consommateurs sont, eux aussi, invités à la prudence : privilégier les repas bien cuits, éviter les aliments vendus près des ordures et s’assurer que l’eau consommée est potable.
La lutte contre le choléra est l’affaire de tous. En adoptant de simples gestes d’hygiène se laver les mains avant de manger, boire de l’eau propre, bien couvrir les repas chacun peut contribuer à limiter la propagation de cette maladie évitable.
Manger dans la rue ne devrait pas être un danger : la vigilance et la propreté doivent accompagner chaque bouchée.
Nekarmbaye Roseline / Hamama Média
