16 octobre 2026
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Le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) a tenu un point de presse pour exprimer son indignation suite à la disparition de Robert Gam, Secrétaire Général du Parti Socialiste sans Frontières (PSF).

Selon le GCAP, les services de l’État ont l’obligation de communiquer sur toute disparition signalée, en particulier celle d’un acteur politique. Ils dénoncent les services de renseignements comme des instruments de terreur, affirmant que les libertés publiques et politiques sont désormais inexistantes. Les rencontres entre populations et acteurs politiques sont devenues impossibles, les réunions publiques étant interdites.

Le GCAP s’interroge sur la normalité d’une situation où un père de famille, en tant qu’acteur politique, reste introuvable pendant trois jours sans que le gouvernement ne réagisse. Ils rappellent des cas similaires, tels que ceux de l’activiste Haroun Larry, du journaliste Badour Oumar Ali et du prêtre Madou, dont certains ont été enlevés et d’autres sont toujours portés disparus.

L’inquiétude du GCAP est exacerbée par le souvenir d’événements tragiques survenus dans le passé, comme la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh en février 2008 et l’assassinat de Yaya Dillo. Ils mentionnent également des violations graves documentées depuis le 27 avril 2021 par divers organismes, y compris le CNDH et des organisations internationales.

Le GCAP appelle à une prise de conscience collective et interpelle les autorités tchadiennes ainsi que les organisations internationales, notamment la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies, la FIDH et l’OMCT.

Ils exigent la libération immédiate de Robert Gam et tiennent le président Mahamat Idriss Deby Itno responsable de cette situation. Le GCAP annonce également son intention d’entreprendre des actions judiciaires internationales pour tous les crimes graves relatifs aux droits de l’homme commis au Tchad.