Au Tchad, l’humeur des Ministres ou des autorités en général dépend de leur substrat. Dénoncer la mauvaise gestion de l’appareil gouvernemental au sein duquel ils y trouvent n’est surtout pas dans le cahier de charge de ceux qui sont aux affaires. Sujet tabou ? Peut-être non.
Ils ne préfèrent pas se prononcer sur une situation “chaotique” de peur d’être entendus du jour au lendemain par la hiérarchie et se faire virés.
Ce que les Tchadiens ont du mal à comprendre, c’est cette prise de position farouche une fois limogés ou simplement remplacés.
Ces anciens Ministres qui font des sorties fracassantes sur les réseaux sociaux aujourd’hui étaient aux affaires et avaient des charges de gestions des départements ministériels. Pourquoi ces retournements subites de positions ?
C’est peut-être pour faire impressionner et attirer l’attention du “chef”, selon le constat de plusieurs citoyens. Beaucoup redeviennent des opposants, certains des activistes politiques.
Il serait plutôt patriotique de voir à la loupe la situation de son pays et réagir pour un changement global et général. Ces anciens ministres, en optant pour ce changement de position, ne gagneraient surtout pas tellement en crédit.
