16 octobre 2026
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Ce 13 janvier 2024, le Président de la République Mahamat Idriss Deby Itno dans l’Ordonnance N°001/PR/2025 du 13 janvier 2025 a amnistié, Mahamat Zen Bada, Secrétaire Général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS).

Condamné en décembre 2012, la cour criminelle avait finalement condamné Mahamat Zen Bada à cinq ans de travaux forcés, dix millions d’amende et ordonné la confiscation de ses biens au profit de l’Etat, alors qu’il était Maire de la Ville de NDjaména.

Par la suite il a reçu une grâce présidentielle du Président Idriss Deby Itno.

C’était une grosse surprise de voir le dossier de candidature du Tout-Puissant Secrétaire Général écarté de la course aux législatives du 29 décembre, qui se présentait dans le département d’Abtouyour, province du Guéra. Son dossier avait été rejeté le 12 novembre par l’Agence nationale de gestion des élections, de même que d’autres mastodontesdu MPS comme Ibrahim Wang Laouna Foullah ou Mariam Djimet Ibet.

L’ANGE avait accusé Mahamat Zen Bada, tête de liste du Mouvement patriotique du salut (MPS) dans la région du Guéra (Sud) et ancien directeur de campagne du président Mahamat Idriss Déby Itno, d’avoir produit un faux casier judiciaire.

L’amnistie, survenue après le rejet de sa candidature aux législatives, pourrait être interprétée comme un geste politique visant à réintégrer des figures clés du MPS, considérés comme « persona non grata » dans le jeu politique et dans les affaires.

Avec cette amnistie, Mahamat Zen Bada a l’opportunité de revenir sur la scène administrative. Toutefois, la question demeure de savoir s’il pourra regagner la confiance du public et des membres de son parti. Son passé judiciaire pourrait continuer à peser sur son image.

Loin d’être un acte purement humanitaire, cette amnistie pourrait aussi être perçue comme une manœuvre stratégique de la part du président Mahamat Idriss Déby Itno pour renforcer son assise politique en ralliant des personnalités influentes.