12 septembre 2026
FR ENTRETIEN A-P PADACKE NO MIX

Réunie à travers un communiqué officiel et une déclaration collective, l’Opposition démocratique tchadienne déplore une décision « d’une portée historique » prise, selon elle, sans débat national ni consultation des forces vives.

Une décision contestée

Le Gouvernement justifie ce retrait par une « sélectivité » de la CPI à l’égard des États africains.

L’Opposition rétorque que le seul dossier ayant concerné directement le Tchad est celui de l’ancien président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide au Darfour. Or, de nombreuses familles tchadiennes figurent parmi les victimes.

« Dans ces conditions, le Tchad serait-il vraiment bien placé pour se plaindre de cette poursuite ? », s’interroge le communiqué.

Les 4 arguments de l’Opposition

  1. Justice internationale : Malgré ses imperfections, la CPI demeure un pilier essentiel dans la lutte contre l’impunité.
  2. Crédibilité du Tchad : Le respect des engagements conventionnels est jugé indispensable pour attirer les investissements et renforcer la stabilité institutionnelle.
  3. Réforme plutôt que retrait : L’Opposition plaide pour une réforme multilatérale de la CPI au sein de l’Union Africaine.
  4. Dialogue régional : Elle invite les autorités à privilégier la concertation avec les partenaires régionaux et internationaux.

Le communiqué regrette également un « mimétisme persistant » avec les pratiques de l’Alliance des États du Sahel (AES), jugées inadaptées au contexte tchadien.

Une déclaration collective

Le 29 juillet 2026 à N’Djamena, dix-huit responsables politiques issus de divers partis ont signé une déclaration commune.

Ils réaffirment leur attachement à l’État de droit et à la lutte contre toutes les formes d’impunité, en particulier les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Pour les signataires, cette mobilisation traduit la volonté de construire un consensus national autour des engagements internationaux du pays.