À la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) passe à l’offensive sur le terrain éducatif. Dans un communiqué rendu public ce mois d’octobre à N’Djaména, le secrétariat général de la première force politique nationale appelle ses militants, cadres et opérateurs économiques à une vaste chaîne de solidarité au profit des établissements scolaires à travers tout le Tchad.
Cette directive s’inscrit directement dans le sillage de l’appel à la mobilisation collective en faveur de l’éducation nationale lancé par le chef de l’État et président du parti, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Pour traduire cette orientation sur le terrain, la direction du MPS a officialisé l’instauration d’« équipes provinciales d’appui et de suivi » chargées de piloter les actions d’urgence.
Trois priorités d’urgence pour les établissements démunis
L’initiative cible en priorité les écoles primaires et secondaires confrontées à d’importantes précarités matérielles. Les interventions de terrain s’articuleront autour de trois axes majeurs :
- L’accessibilité : L’aménagement des voies d’accès menant aux écoles enclavement afin de faciliter le transport régulier des élèves et des enseignants dès le premier jour des classes.
- La salubrité et la sécurité : L’assainissement et la remise en état des cours de récréation exposées à l’insalubrité, aux dégradations ou à la stagnation des eaux pluviales.
- L’équipement pédagogique : Le réapprovisionnement prioritaire des établissements sous-équipés en tables-bancs, ainsi qu’en matériel didactique et pédagogique de base.
Un engagement citoyen et financier sollicité
Signé par le Secrétaire Général du MPS, Aziz Mahamat Saleh, le document exhorte les élus nationaux et locaux, les commerçants ainsi que les cadres régionaux à apporter leurs moyens matériels, leur expertise et leurs contributions financières. Ces derniers doivent travailler en concertation directe avec les structures provinciales du parti, les autorités administratives, le corps professoral et les associations de parents d’élèves.
En présentant cet investissement comme « un devoir citoyen et républicain pour l’avenir du Tchad », le parti au pouvoir entend faire de cette rentrée un symbole de solidarité nationale et de proximité avec les populations à la base.
