Alors que le Conseil National de Transition (CNT) achève sa mission, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) a tenu tout récemment son 13ᵉ congrès extraordinaire. Ces événements marquent des tournants politiques majeurs pour le Tchad, avec des implications directes pour la population. Le Tchad est à la croisée des chemins. La fin annoncée du CNT et la tenue du 13ᵉ congrès extraordinaire du MPS suscitent espoirs et interrogations au sein de la société tchadienne.
Le Conseil National de Transition, mis en place après le décès du président Idriss Déby Itno en avril 2021, avait pour mission de légiférer et de superviser la transition politique du pays. Composé initialement de 93 membres, il a été élargi à 197 membres en novembre 2022 pour inclure une représentation plus large de la société tchadienne, notamment des partis politiques, des organisations de femmes et de jeunes, ainsi que des représentants de la diaspora et des forces de défense et de sécurité.
Au cours de son mandat, le CNT a adopté des lois cruciales, telles que la Loi des finances en 2025, et a autorisé le gouvernement à légiférer par ordonnances pendant les intersessions, démontrant sa volonté de maintenir la continuité des travaux parlementaires.
Parallèlement, le MPS, parti au pouvoir, a convoqué son 13ᵉ congrès extraordinaire le 29 janvier 2025 à N’Djamena, sous le thème « Le MPS à l’ère de la Refondation du Tchad ». Ce congrès vise à refonder le parti, à réadapter ses textes statutaires et à proposer de nouveaux mécanismes de financement pour assurer son autonomie.
Pour la population tchadienne, ces deux événements sont porteurs d’enjeux significatifs. La fin de la mission du CNT ouvre la voie à l’établissement d’institutions démocratiques pérennes, offrant l’espoir d’une représentation politique plus inclusive et d’une gouvernance transparente. De même, la refondation du MPS pourrait permettre une meilleure prise en compte des aspirations populaires, notamment en renforçant la participation des jeunes et des femmes au processus décisionnel.
Cependant, des défis subsistent. La population attend des actions concrètes pour améliorer les conditions de vie, lutter contre la corruption et garantir la sécurité. La réussite de cette phase politique dépendra de la capacité des acteurs politiques à mettre en œuvre des réformes structurelles répondant aux attentes des citoyens.
Alors que le Tchad s’engage dans cette nouvelle phase, la vigilance citoyenne demeure essentielle. La population, en quête de changement, espère que ces évolutions politiques se traduiront par des améliorations tangibles dans leur quotidien, consolidant ainsi la paix et le développement du pays.
Marie-Claire / Hamama Média
