Le parti Alliance pour la Démocratie, l’Intégrité et la Liberté (ADIL) monte au créneau. Dans une série de communiqués publiés entre février et décembre, la formation politique dénonce une injustice persistante à l’égard des anciens membres du Conseil National de Transition (CNT) et du personnel d’appui, privés de leurs droits depuis onze mois.
Selon l’ADIL, les articles 114.2 et 217.2 du Règlement Intérieur du CNT prévoient le versement de frais de transition et la remise de véhicules aux conseillers dès leur entrée en fonction.
Ces dispositions, pourtant budgétisées en 2025, n’ont jamais été appliquées. Le ministre des Finances, lors d’une rencontre à la Maison des Médias du Tchad, avait pourtant assuré que les fonds étaient logés dans la ligne budgétaire 92 et promis une régularisation avant le vote du budget 2026. Mais une fois le budget adopté, la ligne fut supprimée et la demande de décaissement restée lettre morte.
Face à ce qu’elle qualifie de « méchanceté gratuite » et de « défi à l’autorité présidentielle », l’ADIL interpelle directement le chef de l’État, Mahamat Idriss Deby Itno, et appelle à une réaction rapide pour restaurer la confiance dans les institutions. Le parti accuse également le ministre des Finances de bloquer volontairement le processus et exhorte l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) à se saisir du dossier.
« Si rien n’est fait d’ici le 31 décembre, le risque de détournement est réel », alerte Pasteur Moyadé Narédroum Koumounang, président national de l’ADIL.
Le parti appelle à une mobilisation générale des conseillers et du personnel d’appui, dénonçant une humiliation prolongée et une atteinte grave à la dignité des agents publics issus du processus de transition.
