Dans les années précédentes, les journalistes étaient souvent victimes d’exactions physiques, de menaces, de censure et d’autres formes de répression dans l’exercice de leur métier. Aujourd’hui, l’un des principaux fléaux entravant la liberté de presse est la pression économique, qui constitue un recul supplémentaire et continue de fragiliser un secteur déjà touché par la répression dans plusieurs régions du monde.
Selon Reporters Sans Frontières (RSF), les médias se trouvent à la croisée des chemins entre la nécessité de garantir leur indépendance et la survie économique.
« Assurer un espace médiatique pluraliste, libre et indépendant exige des conditions financières stables et transparentes », souligne RSF. Il ajoute que « sans indépendance économique, il n’y a pas de presse libre ».
La fragilisation économique des médias pousse certains d’entre eux à privilégier la course à l’audience au détriment de la qualité, ce qui suscite des doutes quant à leur capacité à rester indépendants.
Face à cette situation préoccupante qui remet en question la liberté de presse, il est impératif que les autorités chargées de l’information et de la communication mettent en place des moyens pour soutenir financièrement les médias et garantir leur autonomie dans l’exercice de leur métier. « L’indépendance financière est une condition essentielle pour assurer une information libre, fiable et au service de l’intérêt général. »
Il convient de noter qu’au terme du récent classement, le Tchad occupe la 108e place.
Nodjihidi Franclin/Hamama Média
