Lors de son séjour à Alger en Algérie, la ministre des Transports terrestres et de la Sécurité routière, Mme Fatima Goukouni Weddeye, et les membres de sa délégation ont eu une séance avec l’équipe de la délégation nationale à la sécurité routière de l’Algérie.

Malgré les bonnes volontés des autorités en charge des Transports à travers des multiples mesures appropriées, les accidents de circulation continuent d’endeuiller des familles tchadiennes.
C’est pour renverser la tendance actuelle en s’inspirant des expériences et de l’expertise d’autres pays en réadaptant aux réalités tchadiennes que, la ministre des Transports terrestres et de la Sécurité routière et les membres de la Mission ont mis à profit leur séjour à Alger pour échanger avec Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR) de l’Algérie, une entité à l’image de l’Office national de sécurité routière au Tchad.

La DNSR contribue depuis plus 40 ans en Algérie, à lutter contre l’insécurité routière avec des résultats très satisfaits malgré le parc automobile très croissant.
Il ressort des discussions que, l’Algérie dispose d’une riche expérience dans l’organisation de la sécurité routière et de lutte contre l’insécurité routière. L’expérience de ce pays repose sur l’adoption d’une approche globale et intégrée qui implique toutes les parties prenantes et acteurs concernés dans le domaine de la sécurité routière, dans le but de faire face de manière rapide et efficiente à ce phénomène.

Les autorités algériennes se disent disposer et disponible d’accompagner le Tchad à juguler ce phénomène planétaire à travers des voyages d’études, des échanges d’expérience et de formations. Car, les accidents de la circulation constituent une préoccupation alarmante pour tous les pays du monde. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La ministre des Transports terrestres et de la Sécurité routière, Mme Fatima Goukouni Weddeye, a clairement exprimé son souhait de nouer un partenariat entre la DNSR et l’ONASER afin que le Tchad puisse bénéficier très rapidement de l’expérience de l’Algérie qui arrive à contenir les accidents routiers sur les plus de 140 mille kilomètres des routes bitumées.
Pour la ministre Fatima Goukouni Weddeye, la sécurité routière est devenue aujourd’hui au Tchad, une priorité et suscite un grand intérêt auprès des plus hautes autorités du pays au premier desquelles le président de transition le général d’armée, Mahamat Idriss Deby Itno.
Par ailleurs, il convient de souligner que, le ministre algérien des Transports, M. Youssef Cherfa et son homologue tchadienne, Mme Fatima Goukouni Weddeye ont procédé à la signature d’un procès-verbal qui permettra de parachever le projet d’accord en matière des transports mis en sourdine depuis 2014.

Ainsi, dans la perspective de la finalisation de l’accord de coopération dans le domaine de Transport international, de voyageurs, de marchandises et de transit les deux parties se sont accordées de tenir la réunion d’experts techniques au cours du premier semestre de l’année 2024, à Alger et/ou à N’Djaména, dont la date et le lieu seront fixés ultérieurement par voie diplomatique.
Les deux délégations ont convenu aussi de faire des échanges d’experts et d’expériences dans les domaines de la gestion des gares routières, de contrôles techniques automobiles, de transport ferroviaire (formation, gestion de projet exploitation et maintenance). Les deux parties se sont aussi mis d’accord de partager d’expériences dans le domaine de la gestion des autoroutes précisément le péage, l’entretien et l’exploitation.
La partie algérienne accepte également d’apporter une assistance dans le domaine de l’organisation des transports de personnes et de marchandises au Tchad.
En ce qui concerne le transport maritime, la partie tchadienne a émis le souhait pour l’utilisation des infrastructures portuaires algériennes pour le transit des marchandises à destination ou en provenance du Tchad. La partie algérienne a marqué sa disponibilité d’examiner cette sollicitation à la prochaine rencontre.
