Le procès de six ressortissants français accusés d’appartenance à l’organisation terroriste État islamique (EI) s’est ouvert ce dimanche devant la justice irakienne. Transférés depuis la Syrie voisine avec un groupe de 47 autres, les prévenus comparaissent pour des faits de terrorisme et risquent la peine capitale.
Parmi les figures clés transférées figure notamment Adrien Guihal, vétéran du djihad armé ayant revendiqué l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice au nom du groupe terroriste.
Alors que l’Irak a achevé l’instruction de milliers de suspects étrangers transférés du nord-est syrien, la tenue de ces débats ravive les tensions juridiques et diplomatiques.
En France, le collectif d’avocats de la défense dénonce une procédure opaque, l’impossibilité d’assister leurs clients et réclame un rapatriement d’urgence. En 2019, onze Français avaient été condamnés à la peine capitale par les tribunaux irakiens, avant de voir leurs peines commuées en prison à perpétuité.
