15 octobre 2026
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Le Tchad s’est joint ce vendredi à la communauté internationale pour célébrer la Journée mondiale de l’Environnement. À cette occasion, le Ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a livré un discours empreint de gravité et de détermination.

Sous le thème choisi par les Nations Unies, « Maintenant pour le climat », le ministre a insisté sur l’urgence d’agir : « Ce n’est pas une invitation. C’est un ordre, un sursaut, une exigence », a-t-il martelé devant les officiels, partenaires et citoyens réunis à N’Djamena.

Le ministre a rappelé que le Tchad, bien que faiblement pollueur, est l’un des pays les plus exposés aux dérèglements climatiques. Le lac Tchad, jadis vital pour des millions de personnes, a perdu près de 90 % de sa superficie. Les terres agricoles sont ravagées par les inondations ou la sécheresse, les éleveurs parcourent des distances interminables pour trouver de l’eau, et les enfants souffrent de malnutrition.

« Nous vivons cette injustice chaque jour », a souligné Hassan Bakhit Djamous.

« Sous l’impulsion du Président Mahamat Idriss Déby Itno et du Premier ministre Allamaye Halina », le gouvernement tchadien entend accélérer sa politique climatique. Quatre axes majeurs ont été dévoilés :

Financements innovants : mobilisation de ressources rapides et flexibles.

Reboisement massif : opération « Un Tchadien, un arbre » dans le cadre de la Semaine nationale de l’Arbre.

Énergie solaire : objectif de 30 % du mix énergétique d’ici 2028, avec des centrales en construction à Faya-Largeau, Mongo et Sarh.

Lutte contre la déforestation : renforcement des brigades forestières et sanctions contre les feux de brousse volontaires.

Le ministre a également mis en garde contre l’impact de l’insécurité sur la lutte climatique. Les attaques de Boko Haram autour du lac Tchad aggravent la pression sur les ressources et freinent l’aide humanitaire. « L’assèchement du lac et l’insécurité forment un cercle vicieux que nous devons briser », a-t-il déclaré, appelant à une coopération renforcée avec la Force multinationale mixte et les pays voisins.

Au-delà des actions gouvernementales, Hassan Bakhit Djamous a exhorté chaque citoyen à prendre part à l’effort :

Chefs de village : organiser des journées de nettoyage et de plantation.

Agriculteurs : adopter des pratiques agricoles résilientes.

Jeunes : devenir les « soldats du climat ».

Mères de famille : inculquer aux enfants le respect de la nature et l’économie de l’eau.

Enfin, le ministre a lancé un appel solennel aux partenaires techniques et financiers : « Le Tchad fait sa part. Mais nous ne pouvons pas réussir seuls. Les promesses de la COP ne suffisent plus. Il faut des actes. Maintenant. »