Lors d’un déjeuner de presse organisé le mardi 1er juillet 2025, au siège de l’organisation à Naga II, dans le 4e arrondissement, African Parks Tchad Network (APN) a présenté aux journalistes les différentes réserves naturelles du pays. L’objectif de cette communication est d’informer et de sensibiliser les médias à l’importance de la protection des parcs, selon le directeur de l’APN Tchad, Siam Ahmat Brahim. Un autre objectif de cette rencontre est de valoriser ces richesses naturelles et de transmettre aux générations futures l’importance de préserver ces réserves.
Les parcs présentés lors de cette rencontre sont le parc de Zakouma, le parc national de Siniaka Minia, la réserve naturelle et culturelle de l’Ennedi, et le paysage d’Aouk-Keita.
Le parc national de Zakouma est une réserve qui couvre une superficie de 3 054 km² et s’étend au cœur des provinces du Guéra et du Salamat, selon l’APN Tchad. Pour le réseau, c’est « l’un des parcs les plus anciens du Tchad ». Fondé en 1963, il est considéré comme un « haut lieu de la biodiversité » avec une grande variété d’écosystèmes, allant des zones humides aux savanes, qui abritent une faune abondante, notamment les plus grands troupeaux d’éléphants d’Afrique, des lions, et bien d’autres espèces.
Le parc national de Siniaka Minia (PNSM), situé au sud-est du Tchad, couvre une superficie de 4 158 km², dans les provinces du Guéra et du Moyen-Chari. Le PNSM a été reconnu comme parc national en 2024 et est géré par l’APN dans le cadre d’un mandat établi en 2017, pour une durée de 10 ans, selon le réseau.
La Réserve Naturelle et Culturelle de l’Ennedi (RNCE) est située au nord du Tchad, au cœur du massif de l’Ennedi. Elle couvre une superficie de 50 141 km². Selon le réseau APN, la RNCE est « inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2016 » et vise à protéger la biodiversité et le patrimoine culturel de la région.
Enfin, le paysage d’Aouk-Keita, situé dans le sud du Tchad, a une superficie de 33 120 km². Il englobe certaines des plaines inondables les plus étendues du bassin du Lac Tchad. Pour préserver ce site, selon le directeur Adjoint du paysage, Mbaiti Djimasngar, l’APN Tchad travaille en collaboration avec l’Union Européenne sur le projet « Appui à la préservation de la biodiversité de l’Aouk, » dans le cadre du programme d’appui à la préservation de la biodiversité et des « Écosystèmes fragiles d’Afrique centrale (ECOFAC 6), » pour une durée de 48 mois.
Ces sites, selon le réseau de l’APN Tchad, constituent une « grande richesse pour le Tchad en termes de tourisme. » C’est aussi une occasion pour le réseau de sensibiliser les journalistes, véritables relais entre l’APN Tchad et le public, sur certains concepts essentiels à la protection de l’environnement, tels que le respect de la faune et de la flore, l’aide à la préservation de la biodiversité, le suivi des consignes des responsables des aires protégées, et bien d’autres.
Nodjihidi Franclin/Hamama Média
