17 octobre 2026
FB_IMG_1754460523160

Le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable, Hassan Bakhit Djamous, a lancé ce mardi 5 août 2025, dans un hôtel de la capitale, les travaux de l’atelier du processus d’élaboration de la Contribution Déterminée au niveau national (CDN) 3.0.


L’objectif de cet atelier, selon le ministre, est de mobiliser les ressources nécessaires, tant nationales qu’internationales, pour la lutte contre le réchauffement climatique, ainsi que d’orienter les politiques et les investissements en matière d’environnement.

Pour le ministre Hassan Bakhit Djamous, les différentes CDN organisées par le Tchad, notamment CDN 1.0 en 2015, 2.0 en 2021 et 3.0 en 2025, « au cœur de l’accord de Paris, sont les feuilles de route grâce auxquelles le Tchad s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à renforcer sa résilience face aux changements climatiques. »

Selon le Ministre, la CDN 3.0 représente une étape importante et doit « refléter les ambitions accrues, intégrer les dernières données scientifiques et aligner les priorités nationales avec l’urgence climatique mondiale. »

La CDN 3.0 est aujourd’hui, selon le ministre, un processus inclusif et participatif qui vise à évaluer les progrès des CDN, identifier les écarts et les opportunités d’ambition renforcée, et consulter tous les acteurs, publics comme privés, les jeunes, les communautés locales, ainsi que les partenaires techniques et financiers.

Pour Pascal Reyntjens, coordinateur résident des Nations Unies au Tchad, le lancement de la CDN 3.0 constitue « une étape cruciale dans le renforcement de l’agenda national en matière climatique, conformément à l’accord de Paris et à la vision 2030. »

Selon lui, les recommandations clés de la CDN 3.0 incluent l’intégration du nexus climat, paix et sécurité ; l’intégration de l’analyse des conflits dans la planification climatique ; l’investissement dans les litiges liés aux ressources, la gestion concertée des terres et de l’eau, et les initiatives de consolidation de la paix. Pascal Reyntjens poursuit que Le lancement de cet atelier ne « constitué pas seulement une étape technique, mais une véritable opportunité de redéfinir l’avenir climatique du Tchad, en y ancrant la résilience, la paix et la durabilité. »

Nodjihidi Franclin/Hamama Média