Le Tchad a officiellement lancé ce mercredi la revue du premier Plan National d’Adaptation au changement climatique (PNA 2021–2026). L’objectif est de dresser le bilan des actions menées et préparer un « PNA 2.0 » plus efficace face à l’urgence climatique.
L’atelier d’ouverture, organisé par le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, a été présidé par le Directeur général du ministère, Sobkika Yanka. Ont pris part à la rencontre les administrations sectorielles, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile.
« Nous devons tirer les enseignements de ce premier cycle pour renforcer nos actions et bâtir un PNA 2.0 plus réaliste, inclusif et adapté aux besoins des populations », a déclaré le DG.
Adopté en 2021, le premier PNA arrive à échéance. Cette revue vise à analyser les acquis, identifier les insuffisances et définir les priorités pour le prochain cycle.
Le Tchad reste fortement exposé aux risques climatiques : sécheresses récurrentes, irrégularité des pluies et dégradation des écosystèmes qui fragilisent les moyens de subsistance des populations.
Élaboré avec l’appui du PNUD et de plusieurs partenaires internationaux, le PNA 2021–2026 couvrait des secteurs clés : agriculture, élevage, eau, énergie, environnement, genre, éducation, gestion des risques et ressources halieutiques.
Selon le Directeur général, la revue doit permettre de hiérarchiser les priorités et de renforcer la cohérence des politiques publiques. Les prochaines orientations mettront l’accent sur :
- Le renforcement institutionnel
- L’intégration du genre
- Les outils hydroclimatiques
- La mobilisation de financements climatiques, notamment via le Fonds vert pour le climat
La mission de revue a été confiée au CEEDD pour une durée de 7 mois. Elle consistera à collecter et analyser les données sectorielles depuis 2021. L’atelier a permis de valider la méthodologie et de désigner les points focaux.
Environ 50 participants issus des ministères, du PNUD, de la Banque mondiale, de la BAD, du FIDA, ainsi que d’ONG nationales et internationales ont pris part aux travaux.
La revue associe également les organisations de femmes et de jeunes afin de garantir une meilleure prise en compte des réalités locales.
Les données collectées serviront à finaliser le rapport de revue et à élaborer le futur PNA 2.0. Le gouvernement entend ainsi renforcer la résilience du pays et inscrire l’adaptation dans une dynamique de développement durable et inclusif.
