Construits à coups des milliards pour servir d’un cadre d’apprentissage aux jeunes, les bâtiments des différents établissements publics du Tchad tendent de plus en plus vers le délabrement. Ils sont abandonnés à eux-mêmes sans aucun entretien et ne semblent pas être une priorité pour les chefs de ces établissements, malgré les fonds mis à leur disposition chaque année pour assurer leur fonctionnement et leur entretien.
Un simple tour dans quelques lycées publics de la capitale suffit pour constater l’état alarmant de ces édifices. Des murs fissurés, peintures écaillées, toitures dégradées… Le manque criard d’entretien saute aux yeux.
Certaines infrastructures n’ont jamais été rénovées depuis leur construction. Pis encore, certaines sont sans mûr de clôture, mettant la vie des apprenants en danger, avec le contexte sécuritaire actuel.
Certains administrateurs, pas soucieux des apprenants sous leur responsabilité, ne veulent pas se prononcer pour apporter réellement une amélioration des conditions d’apprentissage.
La gestion des biens de l’État est ainsi bafouée. Chacun semble agir à sa guise, sans véritable souci de l’intérêt collectif. Il est urgent que les autorités prennent des mesures pour préserver le patrimoine public, afin d’éviter qu’il ne se détériore davantage au détriment des générations futures.
Florence MOKIBGUE
