La Maison des Médias du Tchad, en partenariat avec l’Union des Journalistes Tchadiens et l’UNICEF, organise un café de presse le jeudi 16 janvier 2025 à la Maison des Médias du Tchad. Ce café de presse se déroulera sous le thème : « Accès des populations vulnérables aux transferts monétaires dans la province du Bar-El-Gazel ».
Le panel sera composé de André Kodmadjingar, Secrétaire Exécutif de la Maison des Médias du Tchad, Dr. Japhet Doudou Beindjila, Coordinateur national du projet d’appui aux réfugiés et communautés d’accueil, Abdoul Gadiry Barry, Chef politique sociale de l’UNICEF.
Dans son discours d’ouverture, André Kodmadjingar a rappelé que le projet, initié l’année dernière par un consortium regroupant le Ministère en charge des communications, l’Union des Journalistes Tchadiens et la Maison des Médias du Tchad, est financé par l’UNICEF. Ce projet vise à renforcer les capacités des journalistes professionnels des médias publics et privés ainsi que des points focaux à travers l’organisation mensuelle de cafés de presse sur des questions relatives à la promotion et à la protection des droits de l’enfant.
Il a souligné que ce thème est crucial pour mobiliser les médias afin d’obtenir l’adhésion des acteurs en faveur de la protection sociale. Il est également essentiel d’encourager une couverture responsable des bénéficiaires dans le cadre des opérations de transfert monétaire dans la zone ciblée, en raison de leur contrôle, flexibilité et rapidité.
Abdoul Gadiry Barry a précisé que l’UNICEF s’appuie sur les statistiques fournies par l’Institut National de Statistique pour recenser tous les ménages selon leur niveau de vulnérabilité, ainsi que leurs caractéristiques et informations économiques afin de les soutenir financièrement.
En réponse aux préoccupations soulevées par les journalistes concernant les difficultés rencontrées par le gouvernement dans ce projet au Bar-El-Gazel, Dr. Japhet Doudou Beindjila a évoqué plusieurs obstacles. Il a notamment mentionné l’appropriation du programme de protection sociale par les ménages, ainsi que le contexte religieux et culturel qui complique la diffusion du message. Beaucoup de gens doutent encore de l’existence des transferts monétaires. Étant donné qu’il s’agit d’un programme gouvernemental, il est crucial que le message soit également relayé par les autorités locales.
À noter que ce projet finance chaque ménage recensé à hauteur de 45 000 FCFA chaque trimestre.
NODJIRÉ DJIMADJI / Hamama Média
