17 octobre 2026
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La section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) pour la ville de N’Djamena a exprimé, lors d’un point de presse, sa vive préoccupation face au dépassement de la date butoir du 3 avril 2026 fixée pour la signature du protocole d’accord relatif au décret 2850. Cette sortie médiatique intervient dans un contexte marqué par la fin progressive de l’année scolaire et un climat social sous tension.

D’entrée de jeu, les responsables syndicaux ont rappelé que cette rencontre visait à maintenir le lien avec leur base, tout en attirant l’attention des autorités sur ce qu’ils considèrent comme un manquement aux engagements pris par le Gouvernement. Ils ont également tenu à adresser leurs félicitations au Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale ainsi qu’à la Secrétaire d’État, saluant leurs premières orientations jugées encourageantes pour la revalorisation de la condition enseignante.

Cependant, le SET n’a pas caché son mécontentement face à ce qu’il qualifie de « lenteur administrative » dans le traitement du dossier du décret 2850. Selon le syndicat, le non-respect de l’échéance fixée fragilise le dialogue social et alimente l’impatience des enseignants, qui attendent des mesures concrètes.

Dans la même veine, la section provinciale a dénoncé la coupe « injustifiée » des salaires du mois de février, qu’elle considère comme une violation des textes en vigueur. Elle exige le remboursement intégral de ces prélèvements au plus tard à la fin du mois d’avril 2026.

Le syndicat interpelle directement le Ministre d’État, Mahamat Ahmad Alhabo, l’appelant à s’impliquer personnellement et en urgence pour résoudre les crises structurelles qui affectent le système éducatif tchadien. Pour le SET, la stabilité de l’école dépend d’une prise en compte effective des revendications des enseignants.

Réaffirmant le rôle central des enseignants dans le système éducatif, le SET insiste sur la nécessité de garantir leurs droits afin d’assurer une éducation de qualité. Il appelle les autorités à agir avec diligence pour éviter une détérioration du climat social.

Le syndicat exhorte les enseignants à rester unis, vigilants et mobilisés. Il prévient que, faute de solutions rapides et durables, il se réserve le droit d’engager des actions syndicales d’envergure pour défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres.