Éducation : le collectif des nouveaux intégrés se dit épuisé et revendique le versement des salaires sans condition

Par un point de presse animé ce jeudi 16 mars par son porte-parole Emmanuel Neuzilka, le collectif des nouveaux intégrés constate avec amertume le désintéressement du gouvernement face à la grève qui paralyse depuis des semaines les établissements scolaires publics et para étatiques.

Emmanuel Neuzilka s’interroge sur la lenteur de traitement de leurs dossiers, qui selon lui est une mauvaise foi.

«Qu’est ce qui peut expliquer concrètement cette lenteur dans le traitement de nos dossiers si ce n’est que la mauvaise foi de certaines autorités qui confondent le bien public au bien familiale?, » s’interroge-t-il.

Pour Emmanuel Neuzilka, aucun geste allant dans le sens de pouvoir payer les salaires n’est constaté en dépit de leurs multiples démarches.

«Dans un passé récent, il nous a été fait comprendre que le Premier Ministre chef du Gouvernement d’Union Nationale aurait donné des instructions fermes aux départements concernés afin que la situation soit décantée à terme échu. Mais, contre toute attente, jusqu’à la date d’aujourd’hui nous n’arrivons pas à être situés sur la position exacte de nos dossiers, » fustige-t-il.

Il continue que pendant que les établissements sont en train de prendre de sérieux coups et leurs situations financières qui se détériorent du jour au jour, il est absolument incompréhensible que les autorités continuent à faire ce jeu de ping-pong.

Il rappelle par ailleurs qu’il est inadmissible et inconcevable qu’un État ordonné puisse recruter les gens, les déployer sur le terrain pendant sept mois sans aucune prévention financière.

«Nous dénonçons toutes ces manœuvres dilatoire qui ne visent qu’à nous faire souffrir, et vont à l’encontre des résolutions du Dialogue National Inclusif et souverain (DNIS), lorsque les plus hautes autorités, nous parlent de la refondation et du vivre ensemble, » déplore-t-il.

Le collectif dénonce ces comportements peu commodes et les invite à se mettre à leur place s’ils peuvent supporter, travailler sept mois sans salaire.

«Nous tenons aussi à dénoncer toutes ces magouilles mises en place par certains responsables qui trient les dossiers de leurs proches au détriment des autres. Nous disons que ceci est un jeu très dangereux que nous n’admettrons guère.
Nous ne serons pas prêts à reprendre les cours si le dernier parmi nous dont le dossier au complet n’est pas payé, car à l’heure où nous sommes, nous sommes des cabris morts et n’avons pas peur de la mort, » conclut le porte-parole.