15 octobre 2026
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La chaîne qatarie a annoncé lundi 11 août la mort de cinq de ses journalistes dans une frappe israélienne sur leur tente à Gaza. Parmi les victimes, Anas Gaza : 5 journalistes d’Al-Jazeera tués dans une frappe israélienne, accusé par l’armée israélienne d’être un membre du Hamas, était particulièrement connu des téléspectateurs.

Le bilan s’alourdit chez les journalistes victimes du conflit israélo-palestinien. Lundi 11 août, la chaîne de télévision Al-Jazeera a annoncé la mort de cinq de ses journalistes dans une frappe israélienne sur leur tente, à proximité de l’hôpital al-Shifa dans la ville de Gaza. Parmi eux, le journaliste bien connu des téléspectateurs, Anas al-Sharif, que l’armée israélienne accusait d’être un membre du Hamas. La chaîne rappelle également les noms de ceux qui l’accompagnaient : « Mohammed Qreiqeh ainsi que les cameramen Ibrahim Zaher, Mohammed Noufal et Moamen Aliwa ».

De son côté, l’armée israélienne reconnaît pleinement avoir ciblé le journaliste, qu’elle qualifiait de « terroriste » qui « se faisait passer pour un journaliste ». Dans un communiqué, Tsahal assure qu’Anas al-Sharif « était le chef d’une cellule terroriste au sein de l’organisation terroriste Hamas et était responsable de la préparation d’attaques de roquettes contre des civils israéliens et les troupes » israéliennes, a-t-elle affirmé.

Depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël, au moins 200 journalistes auraient perdu la vie à Gaza, au Liban ou en Israël, d’après Reporters sans frontières.

Dimanche 10 août, le journaliste racontait encore sur ses réseaux sociaux les « intenses » bombardements dont Gaza était la cible, le tout accompagné de vidéos. Un texte posthume, rédigé en avril 2025, a également été publié sur son compte X dans lequel il appelle à « ne pas oublier Gaza ». « J’ai donné tous mes efforts et toutes mes forces pour être un soutien et une voix pour mon peuple, depuis que j’ai ouvert les yeux sur la vie dans les ruelles et les rues du camp de réfugiés de Jabalia » poursuit-il.

Le journaliste était une cible de longue date de l’armée israélienne et était victime, selon le Comité pour la protection des journalistes, d’ »une campagne de diffamation » qui le qualifiait de membre du Hamas. « La tendance d’Israël consistant à qualifier les journalistes de militants sans fournir de preuves crédibles soulève de sérieuses questions sur ses intentions et son respect de la liberté de la presse », a dénoncé Sara Qudah, directrice régionale de l’organisation basée à New York dans la nuit de dimanche à lundi.

Avec BFMTV