Les autorités des trois pays craignent un risque de « dégradation rapide » de la situation sécuritaire liée au conflit opposant le groupe armé antigouvernemental du M23 et l’armée congolaise.
C’est un des signes de la dégradation de la situation dans l’est de la RDC. Les ambassades des Etats-Unis et de la France en République démocratique du Congo (RDC), ainsi que le ministère des Affaires étrangères britannique, ont appelé, leurs ressortissants à quitter Goma, capitale régionale encerclée par les combats, vendredi 24 janvier.
Les autorités des trois pays appellent leurs ressortissants, dans des communiqués publiés en ligne ou par des messages envoyés directement par e-mail ou SMS, à quitter la ville « tant que les aéroports et les frontières sont encore ouverts ». Elles craignent un risque de « dégradation rapide » de la situation sécuritaire liée au conflit opposant le groupe armé antigouvernemental du M23 et l’armée congolaise.
La Mission des Nations unies en RDC (Monusco) a déclaré, vendredi, que les Casques bleus étaient « engagés » dans des combats « intenses » contre le groupe armé. « Au cours des 48 dernières heures, l’artillerie lourde de la Monusco a mené des missions de tir contre les positions du M23 », a-t-elle précisé dans un communiqué.
Plus de 400 000 personnes ont été déplacées depuis le début de l’année à cause des violences, ont alerté les Nations unies vendredi. L’ONU affirme qu’une attaque sur Goma serait « catastrophique ». La ville est quasiment encerclée par le M23, groupe armé soutenu par le Rwanda, qui n’a cessé de gagner du terrain dans l’est du pays depuis sa résurgence en 2021.
Après l’échec d’une médiation RDC-Rwanda sous l’égide de l’Angola, le M23 a repris du terrain ces dernières semaines et les combats se sont intensifiés autour de la capitale provinciale du Nord-Kivu, qui compte un million d’habitants et au moins autant de déplacés. La ville avait été brièvement occupée par le M23 fin 2012.
Avec France Info
