15 octobre 2026
IMG-20260113-WA0127

Les doctorants en archéologie de l’Université de N’Djamena ont organisé une conférence-débat ce mardi 13 janvier 2026, dans l’amphi Liège du campus de Toukra, placée sous le thème « L’archéologie, une carrière d’avenir pour les étudiants ».

Dans son intervention, Mbaihondoum Pierrot a présenté la méthode archéologique, définissant l’archéologie comme une science qui étudie les sociétés humaines à travers les vestiges laissés. Ces vestiges, soumis à une analyse pluridisciplinaire, permettent d’interpréter le mode de vie des populations anciennes grâce aux outils scientifiques et techniques modernes. Il a également rappelé que, contrairement aux idées reçues, l’archéologie n’est pas une discipline coûteuse : son budget dépend du thème étudié.

Abordant la question des perspectives professionnelles, Mariam Issa Nassour a souligné que l’archéologie ouvre de nombreux débouchés dans les ministères – notamment le tourisme, la culture, la santé ou encore le pétrole – mais aussi dans le secteur privé, avec les ONG et les organisations internationales.

De son côté, Milamen Ngondanbé Sephora a insisté sur l’importance de l’archéologie dans le développement national, en mettant en avant sa contribution à la valorisation du patrimoine et à la construction d’une identité collective.

Les intervenants ont rappelé que l’accès à la carrière d’archéologue est ouvert à tout titulaire du baccalauréat, quelle que soit la série. Le parcours universitaire doit être poursuivi jusqu’au Master 2. La curiosité intellectuelle, la maîtrise de l’anglais et des outils informatiques figurent parmi les compétences indispensables pour réussir dans ce domaine.