15 octobre 2026
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Depuis le 5 avril 2025, les enseignants-chercheurs de l’Université de Moundou observent une grève illimitée. À travers leur syndicat, le (SYNECS) section de Moundou, ils revendiquent principalement : le paiement des frais d’appui à la formation des formateurs et le versement complet des heures supplémentaires dues.

Selon Djimrabaye Richard, secrétaire général du (SYNECS)-Moundou, les frais d’appui sont des fonds prévus dans le budget de l’université pour soutenir les enseignants engagés dans des formations doctorales et postdoctorales. «Depuis le début de l’année 2025, un appel à candidatures a été lancé, plusieurs collègues ont été sélectionnés et sont partis suivre des formations. Malheureusement, jusqu’à ce jour, ils n’ont reçu aucun soutien financier de l’université. Beaucoup ont dû avancer eux-mêmes les frais ou s’endetter pour poursuivre leur formation », déplore-t-il.

La deuxième revendication concerne le non-paiement intégral des heures supplémentaires effectuées par les enseignants en 2023 et 2024. « Chaque enseignant donne des heures de cours au-delà de son volume horaire officiel. Or, seuls 50 % des heures supplémentaires ont été payées, et le reste reste impayé jusqu’à présent » , explique M. Djimrabaye Richard.

Malgré des négociations menées jusque devant la présidence de l’université, aucune solution concrète n’a été trouvée. Face à cette situation, l’assemblée générale des Syndicat National des Enseignants et Chercheurs du Supérieur (SYNECS) a décidé, à l’unanimité, de se mettre en grève afin de faire entendre leurs revendications et obtenir satisfaction.

Il faut rappeler que ces grèves risque de perturber davantage le calendrier académique si une solution rapide n’est pas trouvée.

Nekarmbaye Roseline/ Hamama Média