15 octobre 2026
un demi-milliard de FCFA (1)

Au Tchad, le détournement des deniers publics semble se banaliser, devenant presque une norme « légale ». Ces dernières années, les sommes détournées s’évaluent en plusieurs milliers de milliards, un chiffre qui fait frémir. Les enquêtes menées par l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) exposent des situations à la fois « comiques » et « alarmantes. » Les milliards envolés sont un véritable cri de désespoir pour les Tchadiens, qui subissent quotidiennement les conséquences de cette corruption.

Alors que le citoyen lambda peine à se procurer un simple verre de thé par jour, les montants détournés résonnent comme une insulte. Chaque jour, les chiffres des détournements affluent dans l’actualité, rappelant aux Tchadiens l’ampleur du fléau qui gangrène leur pays.

Les questions fusent : ces détourneurs sont-ils intouchables ? Reçoivent-ils la bénédiction des plus hautes autorités ? Ou s’agit-il simplement d’une impunité généralisée ? Les réponses demeurent insaisissables.

Pourtant, le Président de la République avait promis, dans son programme politique, de s’attaquer aux maux qui minent l’administration tchadienne, notamment la corruption, le clientélisme et l’injustice… Il est grand temps que le Chef de l’État prenne ses responsabilités et transforme ses promesses en actions concrètes. Le peuple tchadien mérite une gouvernance transparente et responsable, où les deniers publics ne seront plus un terrain de jeu pour les corrompus.