20 mai 2026
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L’association Salama Peace Initiative a organisé, jeudi 27 novembre 2025, dans ses locaux du 7ᵉ arrondissement de Chagoua, un atelier d’échange consacré à la violence numérique. L’événement a réuni juristes, experts et jeunes leaders autour des enjeux liés au cyberharcèlement et à la cybercriminalité.

Kemdolan Mbaïro, conseillère juridique à la Cour suprême, a rappelé que « l’utilisation des appareils n’est pas destinée à faire du mal à quelqu’un », soulignant que c’est de leur usage détourné que naît la violence numérique. Elle a détaillé les différentes formes de ces violences et évoqué les dispositions du code pénal permnt aux victimes d’engager des poursuites.

Simone Mbaïro Diouf a insisté sur la nécessité de protéger les jeunes face aux risques numériques, tout en reconnaissant les opportunités offertes par les technologies. Elle a recommandé des pratiques simples mais essentielles : mots de passe robustes, gestion des paramètres de confidentialité et recours aux mécanismes de signalement. Pour elle, la violence numérique dépasse la sphère individuelle et constitue une question de sécurité nationale, nécessitant des liens avec les agendas Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS) et Femmes, Paix et Sécurité (FPS).

Lowassi Hyacinthe Tao a, pour sa part, mis en avant l’importance de l’éducation et du partage d’informations pour prévenir les abus numériques. « Chaque pays a sa manière d’utiliser les outils numériques », a-t-il rappelé, invitant les jeunes à s’informer et à cultiver un usage responsable. Il a également souligné l’impact de la violence numérique sur la santé mentale.

Les échanges avec les jeunes leaders ont porté sur les formes de violence numérique, leurs conséquences et les mécanismes de protection. Les panélistes ont appelé à une vigilance accrue et à une utilisation responsable des réseaux sociaux.