Ce mercredi 1er octobre 2025, au siège de l’ESCOR AGRO, à Ndjari dans le 8e arrondissement, le projet Lam Bagar a officiellement lancé ses activités. La cérémonie a été présidée par le représentant du ministre de l’élevage et des productions animales Dr Abakar Mahamat Nour Mallaye.
Dans son allocution, Dr Abakar Mahamat Nour Mallaye, a rappelé que, dans le souci de valorisation et de transformation de la filière bétail-viande, le projet Lam Bagar ambitionne de « moderniser et structurer la filière bétail-viande, de renforcer les capacités des éleveurs et producteurs, de stimuler la création de valeur ajoutée et, surtout, de créer de l’emploi et des opportunités économiques pour les jeunes et les femmes. »
Dr Abakar Mahamat Nour Mallaye a également tenu à rassurer les porteurs de ce projet que le ministère de l’Élevage et des Productions animales s’engage à « accompagner pleinement la mise en œuvre de cette initiative, afin de garantir son succès et sa durabilité. »
Pour le coordonnateur du projet, Ali Ahmed Mousa , le Tchad, malgré son important potentiel pastoral, « perd plus de 170 milliards de francs CFA par an à travers les exportations de bétail sur pied. » Selon lui, le projet Lam Bagar vise à « organiser les acteurs et à combler le déficit de compétences et de capacités, tant en termes de qualité que de quantité. » En améliorant la production et la transformation de la viande, « le Tchad peut réduire les exportations de bovins sur pied et renforcer son industrie locale », a-t-il ajouté.
Pour sa part, Ahmed Moussa N’Game, Directeur de l’entreprise ESCOR Agro, a souligné que le secteur de l’élevage constitue l’un des plus grands atouts économiques du Tchad. Cependant, ce potentiel reste encore largement sous-exploité. C’est dans ce sens que le projet Lam Bagar « prend tout son sens, avec une ambition claire : moderniser, structurer et dynamiser la filière bétail-viande, afin de créer davantage de valeur ajoutée au Tchad. »
Il convient de noter que le projet Lam Bagar est financé par l’Union européenne à travers le programme Africa Business Facility (ABF), pour une durée de 18 mois au Tchad.
Nodjihidi Franclin/Hamama Média
