L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) a publié ce vendredi les résultats d’une enquête de grande ampleur sur la gestion des vivres mobilisés par l’État tchadien pour les populations vulnérables.
Selon l’institution, une partie importante des stocks, évaluée à 11,2 milliards de FCFA, a été déchargée mais n’a jamais été distribuée. Ces vivres demeurent introuvables dans les magasins de stockage.
La mission de vérification, référencée sous le numéro 081/AILC/CAB/2025, portait sur la distribution de denrées (riz, maïs, mil) d’une valeur totale de 28 milliards de FCFA, confiée à l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONASA).
Les contrôles ont mis en évidence l’absence de documents comptables fiables, de fiches de livraison et de procès-verbaux de remise. Les enquêteurs ont également découvert une cellule produisant de faux documents pour couvrir des opérations fictives.
Face à la gravité des faits, l’AILC a saisi la justice pour détournement massif de biens publics.
Depuis cette annonce, l’institution affirme être la cible d’une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux, orchestrée par des individus liés à des réseaux d’intérêts puissants. Ces manœuvres visent, selon elle, à semer le doute sur la crédibilité de ses actions et à détourner l’opinion nationale.
Dans son communiqué daté du 15 mai 2026, l’AILC réaffirme son attachement aux principes de transparence, vérité et redevabilité.
Elle invite les citoyens à s’informer directement auprès de ses services et se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre toute personne cherchant à entraver sa mission ou à porter atteinte à son image.
L’AILC appelle à l’engagement de tous les citoyens de bonne foi, dans un esprit de responsabilité et de patriotisme.
« Aucun intérêt particulier ne saurait prévaloir sur l’exigence de moralisation de la vie publique et de protection des ressources nationales », souligne l’institution.
