L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) a publié un communiqué de presse en réaction aux déclarations du Ministre d’État, Ministre des Finances, qui avait remis en cause la validité des redressements et recouvrements opérés par l’institution.
Lors de la Journée internationale de lutte contre la corruption, le 9 décembre dernier, l’AILC avait annoncé des redressements d’un montant de 910 milliards FCFA. Selon l’institution, ces chiffres couvrent la période 2021-2025 et reposent sur une analyse « minutieuse et objective » de documents comptables et fiscaux transmis par les entités contrôlées.
Les redressements concernent 37 missions de contrôle menées sur une partie limitée de l’administration publique. L’AILC cite notamment :
- des exonérations fiscales jugées illégales,
- des dégrèvements injustifiés,
- des abattements irréguliers sur des marchés publics,
- des contrats non exécutés,
- des détournements de fonds,
- des recettes collectées mais non reversées au Trésor.
L’institution affirme avoir déjà récupéré 22 milliards FCFA, provenant de diverses administrations et entreprises publiques. Elle mentionne également des compensations de 98,6 milliards FCFA, dont près de la moitié auprès d’établissements bancaires, validées par le Trésor public.
Dans son communiqué, l’AILC insiste sur sa mission de protection de l’intérêt public et de gestion transparente des ressources. Elle se dit ouverte à un dialogue avec toutes les parties prenantes, tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre la lutte contre la corruption.
