Le consortium LTDH-ACTION-AFA a lancé en avril 2024 un ambitieux projet de “Prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent dans le Lac”, financé par GCERF pour une durée de trois ans.

Dans ce cadre, la LTDH a organise ce 2 au 4 juillet 2024 a son sein un atelier de trois jours à N’Djamena afin de revoir et renforcer sa politique de lutte contre la corruption.

Depuis 2014, la province du Lac fait face à un afflux massif de déplacés et de réfugiés fuyant les attaques meurtrières de Boko Haram. Les premiers attentats ont eu lieu à N’Djamena en 2015, amplifiant un phénomène qui a causé de nombreuses pertes en vies humaines et un déplacement massif des populations.

Les principales victimes sont les jeunes et les femmes, touchés par la pauvreté, le chômage et la marginalisation.

C’est dans ce contexte que le projet “Prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent dans le Lac” a été lancé, avec pour objectif de contribuer à la résilience des populations les plus vulnérables face à l’extrémisme violent précise le chef de projet Mingar Monodji Fidel.

Afin de mener à bien ce projet, la LTDH a décidé de revoir et renforcer ses procédures de lutte contre la corruption.

Cet atelier de trois jours, qui a réuni 20 participants (équipe projet, membres du comité de pilotage et responsables des récipiendaires), avait trois objectifs principaux :

1. Rendre publiques les principales mesures mises en place par la LTDH pour lutter contre la corruption et le trafic d’influence.
2. Réviser les règles existantes afin de respecter la réglementation applicable, y compris les exigences des partenaires en matière de lutte contre la corruption.
3. Prévenir les risques de réputation et les risques de sanctions pénales, administratives et disciplinaires.

À l’issue de cet atelier, la LTDH dispose désormais d’une gouvernance dédiée à la lutte anti-corruption, d’une cartographie des risques actualisée annuellement, d’un code de conduite intégrant les aspects anticorruption, d’un programme de formation pour ses collaborateurs et d’un dispositif de protection des lanceurs d’alerte.

Ces mesures renforcées permettront à la LTDH de mener à bien son projet de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent dans le Lac en toute transparence et dans le respect des normes éthiques les plus strictes.