17 octobre 2026
IMG-20251206-WA0037

Par un point de presse animé ce samedi 6 décembre 2025, le collectif des avocats des Tchadiens expulsés d’Arabie Saoudite dans les années 1970 dénonce les « manigances » autour des terres qui leur avaient été attribuées sous l’ancien président Ngarta Tombalbaye. C’est Me Mbaindingadjim Koimbaye qui a animé ce point de presse.

Lors de sa prise de parole, Me Mbaindingadjim Koimbaye a dénoncé une situation qu’il qualifie de « spoliation » et de « dérive grave » dans la gestion des parcelles attribuées aux Tchadiens expulsés d’Arabie Saoudite dans les années 1970.

Selon lui, ses clients, Hassane Mahamat Saleh et Mahamat Adam Brahim, figuraient parmi les bénéficiaires légitimes de ces parcelles octroyées à l’époque par le président Ngarta Tombalbaye, en reconnaissance de leur douloureux retour au pays. Situées au quartier Hillehoudja, « ces terres devaient permettre aux familles concernées de reconstruire leur vie et de recouvrer leur dignité », revendique-t-il.

Face à cette situation, Me Koimbaye accuse en effet Souleymane Abdoulaye Tahir d’avoir « trahi la confiance » de ses clients en s’arrogeant des prérogatives qui ne lui revenaient pas : redistribution des parcelles à des tiers, violation de l’accord notarié, et mépris des droits des bénéficiaires initiaux.

L’avocat rappelle que « la terre est un droit fondamental » et que nul ne saurait s’en emparer au mépris des lois et des engagements pris devant un notaire. Il affirme que ses clients ne réclament « que justice », dans le respect de leurs droits et de la mémoire de leur exil.