Dans la ville de N’Djamena et ses environs, de nombreuses femmes se battent quotidiennement contre la pauvreté et la cherté de la vie. Pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, certaines d’entre elles se lancent dans la collecte des feuilles mortes de ronier, une activité qui devient leur unique moyen de survie.
Ces femmes parcourent des kilomètres à la recherche de ces feuilles, qu’elles vendent ou utilisent pour préparer la « bili », boisson locale. Cette tâche laborieuse est souvent le seul moyen pour elles de mettre de la nourriture sur la table.
Kouma Éméline, une veuve et mère de plusieurs enfants, témoigne de cette réalité : « C’est une question de survivre et non de vivre. Je n’ai pas de travail et mes enfants ont besoin de manger. Je ne peux pas rester les bras croisés en les voyant mourir de faim. C’est pourquoi je suis obligée de faire cette activité pour trouver quoi à nourrir mes enfants. »
NODJIRÉ DJIMADJI / Hamama Média
