17 octobre 2026
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Un homme âgé d’environ 42 ans, excédé par une énième dispute avec sa femme à propos de sa consommation excessive d’alcool, s’est immolé par le feu ce jeudi 03 octobre 2024, au quartier Abéna dans le 7e arrondissement de N’Djamena.

L’horreur s’est produite en pleine soirée sous les yeux des voisins. Mamadou, un père de deux enfants s’est aspergé d’essence dans sa chambre. Son acte désespéré serait le point culminant d’un conflit conjugal qui s’intensifiait depuis plusieurs mois.

Selon les témoignages, Mamadou était connu pour son addiction à l’alcool. Un problème qui minait progressivement sa relation avec sa femme. Cette dernière lui aurait demandé à plusieurs reprises d’arrêter de boire, parce qu’il ne donnait pas la ration alimentaire et il n’était pas stable à la maison. Le jour du drame, la situation a dégénéré après une ultime altercation.
« Sa femme lui ai dit d’abandonner l’alcool et de penser à l’avenir de leurs enfants. Dans un excès de colère, Mamadou a menacé de se donner la mort si elle continue de le harceler sur ce sujet. Il est sorti et est revenu avec un bidon d’essence. Quelques instants, il est rentré dans la chambre avec le bidon et il a fermé la porte à clé. On écoutait les cris de sa femme, on est venu et on a vu des fumées. Quand nous avons cassé la porte pour entrer, il est déjà mort et son corps est carboné. C’est triste !» témoigne un voisin.

Les voisins ont de la peine à comprendre ce qui a conduit cet homme à un tel acte désespéré.

À savoir, cette tragédie met en lumière des graves conséquences des addictions et des tensions conjugales non résolues dans un contexte où les tabous autour de la santé mentale et de l’alcoolisme restent forts. Cet événement rappelle l’importance de l’accompagnement psychologique et social pour prévenir de tels drames dans les familles.

Marie-Claire/Hamama Média