15 octobre 2026

Chaque jour, les usagers des routes de N’Djamena font face à un problème récurrent, celui du mauvais stationnement des minibus, communément appelés « cars ». Ces véhicules, souvent garés sur les grands axes, compliquent la circulation des piétons, motocyclistes et automobilistes, provoquant des embouteillages et augmentant le risque d’accidents.

Les artères principales, notamment celles reliant le rond-point Double Voies au marché de Dembé en passant par le rond-point Hamama, sont fréquemment bloquées par ces minibus. Cette situation ralentit considérablement le trafic et empêche de nombreux citoyens d’arriver à l’heure sur leur lieu de travail.

Pire encore, les chauffeurs de ces minibus ignorent souvent les consignes des agents de police chargés de réguler la circulation. Certains usagers dénoncent cette anarchie, témoignant de leur frustration quotidienne.

Armand, un passager, estime que cette situation découle d’un manque de volonté et d’une attitude irrespectueuse de certains conducteurs. « Ils se moquent des policiers et agissent comme bon leur semble », déplore-t-il.

Carine, une autre passagère, souligne que certains chauffeurs réagissent violemment aux reproches. « Lorsqu’on leur fait des remarques, ils sont prêts à en venir aux mains », confie-t-elle.

Du côté des conducteurs, Hissein, l’un d’eux, justifie cette situation par l’absence d’infrastructures adaptées. « Nous n’avons pas de points d’arrêt fixes, et les routes sont trop étroites et encombrées. Nous sommes contraints de stationner sur la chaussée », explique-t-il.

Ce problème, qui engendre régulièrement des tensions entre chauffeurs et autres usagers, nécessite une réponse urgente. Pour fluidifier la circulation et garantir la sécurité de tous, la mairie de N’Djamena et les forces de l’ordre doivent mettre en place des mesures strictes afin d’organiser et de réguler le stationnement des minibus.

NODJIHIDI FRANCLIN/ HAMAMA MÉDIA