Les 1er et 2 juin 2025, la capitale tchadienne, considérée comme la « vitrine » de l’Afrique centrale, a été frappée par des pluies abondantes. Ces précipitations, qui font partie de l’histoire de la ville, ont encore une fois paralysé presque toutes les artères de la capitale, qu’il s’agisse des routes bitumées, non bitumées ou en état de délabrement.
De Boutalbagar à Atrone, dans le 7e arrondissement, en passant par Ndjari et Diguel, dans le 8e arrondissement, la population Ndjamenoise vit son calvaire, entre pleurs et cris. « Nous sommes encore au début, qu’allons-nous faire ensuite ? » s’interroge Hassan, habitant de Ndjari.
Les canaux de drainage sont presque tous bouchés, et les travaux de curage tardent à commencer. Certains quartiers, comme le 7e arrondissement, semblent totalement abandonnés. « Les responsables communaux n’ont aucun projet pour nous, nous allons subir le même calvaire que les années précédentes », s’indigne Blaise, habitant du quartier Amtoukoui.
Au marché de Dembé, les femmes, qui peinent déjà à vendre leurs marchandises, voient leur dernier espoir flotter au-dessus de l’eau. Pendant ce temps, certaines avenues de la capitale sont en train d’être « maquillées » par la mairie centrale, mais l’avenue 10 Octobre, l’un des axes les plus fréquentés, ressemble plus à une rivière.
Face à cette situation d’urgence, il est essentiel que l’État intervienne rapidement pour soulager la population. La capitale ne doit pas être simplement « retenue » dans certains quartiers : tous doivent bénéficier d’une assistance équitable et rapide.
Nodjihidi Franclin/ Hamama Média
