16 octobre 2026
1729673882821-1024x515

Depuis près d’une décennie, la capitale tchadienne N’Djaména connaît une hausse notable des filles mères, particulièrement celles qui ont un enfant en dehors du foyer. Cette situation devient de plus en plus visible en ville, avec de multiples causes.

Les jeunes filles d’aujourd’hui, attirées par la facilité, s’engagent parfois dans des comportements sexuels à risque sans précédent. Certaines ne se contentent pas d’un seul amant, mais en ont plusieurs à la fois, et peuvent même en profiter pour extorquer de l’argent.

Elles entretiennent des relations avec des jeunes de leur génération, mais aussi avec des hommes plus âgés, mariés et pères de famille, qu’elles appellent « sugar daddies » pour leur financement. Après être tombées enceinte, elles ignorent souvent qui est le géniteur.

D’un autre côté, on peut souligner le problème de l’irresponsabilité de certains garçons aujourd’hui, qui compromettent l’avenir de ces jeunes filles et, par la suite, disparaissent en laissant derrière elles la jeune mère et son enfant.

Par ailleurs, le problème d’éducation de base et d’éducation sexuelle se pose. Comme le témoigne Marcel: « certaines jeunes filles, en plus de ne pas recevoir une bonne éducation, n’ont pas non plus été inculquées par leurs parents en ce qui concerne l’éducation sexuelle. Beaucoup considèrent ce sujet comme tabou, alors qu’il est nécessaire pour les jeunes adolescents, filles comme garçons. »

Il est nécessaire que les jeunes filles prennent leurs responsabilités et fassent preuve de maturité. La vie ne se résume pas au seul matériel, mais à bien d’autres choses encore. Les jeunes filles doivent se concentrer sur leurs études, car leur réussite est non seulement une fierté pour la famille, mais aussi pour l’ensemble de la nation tchadienne. Le Tchad a besoin de ses jeunes filles et femmes battantes pour son développement.

Nodjihidi Franclin/Hamama Média