8 février 2026
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Des milliers de familles à N’Djamena sont frappées par les inondations provoquées par la montée des eaux du fleuve Chari. Face à la détresse, elles demandent à l’État tchadien une intervention urgente pour leur venir en aide et éviter une crise humanitaire.

À N’Djamena, capitale du Tchad, des quartiers entiers sont submergés par les eaux du fleuve Chari, sorti de son lit après de fortes pluies persistantes. Les habitations inondées, les biens détruits et l’isolement grandissant de certaines zones créent une situation de désespoir chez les populations affectées, qui implorent l’intervention de l’État pour les secourir.

Depuis plusieurs semaines, les habitants de N’Djamena, particulièrement ceux vivant près des rives du fleuve Chari, subissent les conséquences dramatiques de la montée des eaux. Des pluies torrentielles ont conduit à une crue dévastatrice, inondant plusieurs quartiers, notamment Sabangali, Kabalaye, Farcha,Walia, etc. Des maisons en terre se sont effondrées, tandis que des centaines de familles se retrouvent sans abri.

« Nous avons tout perdu. Nos maisons sont sous l’eau, nous n’avons nulle part où aller », confie avec désarroi Mariam, une mère de cinq enfants.

Dans certains quartiers comme Walia, les habitants sont coupés du reste de la ville, les routes principales étant impraticables. Cette situation complique l’acheminement des secours. Des milliers de personnes sont privées de nourriture, d’eau potable et de soins médicaux.

Les risques sanitaires sont d’autant plus préoccupants avec l’apparition des premières maladies liées à l’eau stagnante, telles que le choléra et la malaria.
« Nous les habitants de Walia souffrons trop à cause de la montée des eaux. Nos femmes et enfants sont tout le temps malades, parce que toutes les chambres sont humides et les eaux sont stagnantes dans les cours. Les soins médicaux coûtent chers et nous n’avons pas assez d’argent. Pour avoir la nourriture même ce n’est pas facile.» se lamente Jonathan, un habitant de walia.

De nombreuses victimes ont dû quitter leur domicile en catastrophe, laissant derrière elles leurs biens pour échapper aux eaux montantes.

Face à cette situation, les victimes lancent un appel désespéré à l’État tchadien pour qu’il agisse rapidement. D’après elles, certaines autorités ont promis d’envoyer des équipes de secours sur le terrain mais rien n’a été fait. D’autres ont apporté quelques sacs et des sables dans certains quartiers mais c’est insuffisant, car beaucoup de victimes n’ont pas reçu.

« Nous avons besoin de l’aide du gouvernement, nous ne pouvons pas survivre longtemps dans ces conditions. Certaines autorités sont venues voir la situation et elles nous ont promis de revenir avec des équipes de secours et des matériaux mais elles ne sont plus revenues. Sinon il y’a d’autres qui ont offert des dons de sacs et du sable dans certains quartiers. Malheureusement, beaucoup d’entre nous n’ont pas trouvé.»,
déclare Adam, un autre habitant.

Dans l’attente d’une action plus coordonnée de la part de l’État, des ONG et des personnes de bonne volonté, les victimes des inondations de N’Djamena continuent de se débattre dans une situation de plus en plus précaire. Le temps presse, car chaque jour qui passe aggrave un peu plus leur détresse.