Dans certains quartiers de N’Djamena, les blanchisseurs aussi appelé en arabe local « Kassali » se rendent de porte à porte pour collecter les habits des personnes, les laver et ramener aux propriétaires. Ce business prend de l’ampleur et pousse ces blanchisseurs à ne plus faire bien leur travail. Ce qui suscite le mécontentement des clients.
Le blanchissement est l’un des métiers exercés par les hommes et femmes. On trouve ces blanchisseurs à Ridina, à Dembé, à Chagoua et autres. Ils transportent les habits dans un pousse-pousse.
Les clients se plaignent de la mauvaise qualité du lavage des linges et du non respect des rendez-vous par ces blanchisseurs. D’après eux, ils sont censés rendre ces habits propres malheureusement c’est le contraire.
«J’ai donné deux couvertures au blanchisseur depuis jeudi passé pour qu’il lave et jusqu’à présent, il n’a pas ramené. Je ne connais pas son local. On ne peut pas leur faire confiance, » se lamente Aziza, une cliente.
Souleymane, un autre client du quartier Ardepdjoumal regrette d’avoir donné ses habits au blanchisseur. Il dit avoir trouvé le déchet sec d’animal sur sa chemise pliée.
«Le Kassali m’a rapporté mes habits pliés et je n’ai pas vérifié. Le lendemain, j’ai pris les habits pour les porter, j’ai vu le déchet sur la chemise et les tâches sur le pantalon. Je n’ai pas pu les porter, » regrette-t-il.
Ces témoignages prouvent que les conditions d’hygiène du lavage des linges par ces blanchisseurs ne sont pas respectées. Par conséquent, la population doit prendre conscience de maladies qu’elle pourra attraper en portant ou en utilisant les habits ou couvertures lavés par ces derniers.
Il faut noter qu’ils lavent et étalent ces habits au bord du fleuve, où les humains et animaux défèquent, d’où l’existence des microbes et maladies.
