L’Association Nationale des Déficients Auditifs du Tchad (ANDAT) tire la sonnette d’alarme face à l’exclusion des personnes sourdes et malentendantes dans l’accès à l’information audiovisuelle. L’absence d’interprètes en langue des signes dans les chaînes de télévision du pays est un manquement qui compromet leur droit à une information accessible.
L’association, qui milite pour l’inclusion et les droits des personnes sourdes, déplore l’indifférence des chaînes de télévision locales face à leur besoin d’interprètes en langue des signes, pourtant essentiels à leur intégration sociale et à leur droit à l’information.
Selon l’ANDAT, les personnes sourdes et malentendantes représentent une communauté significative au Tchad, mais leur accès à l’information reste fortement limité. Malgré des lois internationales et des recommandations des Nations Unies en faveur de l’inclusion des personnes handicapées, les médias tchadiens continuent d’exclure cette population vulnérable.
« Nous avons des interprètes en langue des signes qui forment le public chaque année en langue des signes.
Malheureusement, il y’a pas égalité et l’équité dans la communication télévisée en langue des signes aux déficients auditifs (sourds).» déplore l’ANDAT.
L’association demande au gouvernement d’appliquer la loi 007 portant protection des droits des personnes handicapées pour que les déficients auditifs puissent être informés de ce qui se passe au Tchad.
Elle exprime sa disponibilité à interpréter les signes dans les télévisions.« Nous les interprètes en langue des signes sommes disposés et disponibles pour ce travail noble. » dit-elle.
Ce cri du cœur, lancé par l’ANDAT, reflète la frustration de milliers de personnes déficientes auditives au Tchad.
Alors que le monde évolue vers une inclusion accrue des personnes handicapées, l’ANDAT rappelle que le Tchad ne peut rester en marge de cet élan. Donner une voix visuelle aux personnes sourdes, c’est leur permettre de contribuer pleinement à la société. Les médias ont un rôle crucial à jouer pour briser ce mur du silence.
Marie-Claire/ Hamama Média
