16 octobre 2026
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La galette communément appelée Kissar en langue tchadienne est plus consommée par la population N’Djamenoise. Cette forte consommation encourage les vendeuses à préparer davantage.Le Kissar est consommé avec les sauces de gombo et rouge.

Ces derniers temps, les femmes se lancent activement à sa vente. Car d’après elles, c’est une activité qui rapporte beaucoup de bénéfices, surtout lorsque c’est bien préparé.Falmata, âgée de 42 ans est une vendeuse de Kissar depuis 10 ans au quartier Amkoudjara dans le 7e arrondissement de N’Djamena, explique les étapes de préparation.

Avant de commencer, il faut de la farine, du sucre, du levure chimique, du sucre vanillé et de l’eau.Elle souligne qu’il y a deux phases de recettes pour la préparation.

Pour la première recette, il faut mettre dans une casserole, 3 tasses d’eau et 3 coros de farine du riz, pour faire la bouillie de farine ou « layo ». La deuxième recette consiste à préparer la pâte avec 2 coro de farine de riz, 1 coro de farine de blé et une tasse d’eau. Il faut mélanger les deux farines ensemble, ensuite ajouter de l’eau pour en faire une pâte.

Après il faut bien mélanger deux recettes, verser un sachet de levure chimique et mélanger pour la dernière fois, puis fermer bien la casserole et laisser reposer pendant 24h.

«Après 24h, ajoutez deux cuillères de sucre et mélangez. Mettez une poêle au feu, verser la pâte à Kissar et vous étalez la pâte avec une moule pour faire la forme de Kissar. Le temps de cuisson dépend de vous. Vous pouvez laisser 10 à 15 minutes avant d’enlever le Kissar, » explique-t-elle.

Par jour, elle reçoit 30.000f à 40.000f de bénéfices. Elle vend le Kissar à domicile et donne à ses enfants pour vendre aussi au marché. Pour elle, c’est grâce à ce commerce, elle paye le logement et nourrit ses 5 enfants, après le décès de son mari. Elle a aussi envoyé son fils aîné en étude à l’extérieur.

«Dieu merci ! Cette activité m’a donné le sourire. Après la mort de mon mari, c’est difficile pour moi d’élever mes enfants. J’ai décidé un jour de prêter l’argent avec ma sœur pour commencer à préparer le Kissar et le vendre. Au début, ce n’était pas facile, mais quelque temps après, je commençais à avoir beaucoup de clients. Grâce à ce commerce, j’ai envoyé mon fils aîné en étude au Cameroun, »se réjouit -t-elle.

D’après ses clientes, Falmata est une professionnelle en matière de préparation de Kissar, car elle prépare très bien tout en respectant les conditions d’hygiène.

Kaltouma, l’une de ses clientes, explique que depuis qu’elle a commencé à acheter le Kissar avec Falmata, elle n’a jamais trouvé de sables et que c’est bien propre.

«Auparavant j’achetais le Kissar au marché mais il contient trop de sable, alors j’ai arrêté d’acheter, jusqu’à ce que je découvre que Falmata aussi prépare. J’ai mangé plusieurs fois son Kissar mais je n’ai pas trouvé du sable » témoigne-t-elle.

Selon Aché, une autre cliente, le Kissar de Falmata est propre, parce qu’elle n’a jamais confié à ses enfants de préparer. C’est elle qui s’en occupe jusqu’à sa vente. «C’est elle qui prépare le Kissar. Elle n’a jamais confié aux enfants. Même pour servir les clientes, c’est elle qui le fait. Tout ça pour éviter la saleté,» dit-elle.

À savoir, le Kissar se vend aux marchés et aussi à domicile, à 100f l’unité. Mais sa saveur dépend de la personne qui le prépare. Son chiffre d’affaires contribue au développement des familles.

Marie-Claire