15 octobre 2026
60485654-44264711

Dans le monde, 230 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations génitales féminines (MGF). Ce chiffre effarant, révélé par les organisations internationales, rappelle que cette pratique néfaste persiste malgré les lois et les campagnes de sensibilisation. Derrière ces statistiques, ce sont des vies brisées, des souffrances physiques et psychologiques irréparables. L’urgence d’agir n’a jamais été aussi criante.

Les mutilations génitales féminines (MGF), qui incluent l’excision et d’autres formes de mutilations, sont pratiquées principalement en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, mais aussi dans certaines communautés immigrées en Europe et en Amérique du Nord. Justifiées par des traditions culturelles et sociales, elles n’ont pourtant aucune base religieuse et constituent une violation flagrante des droits humains.

Les conséquences sont dramatiques à savoir les infections, douleurs chroniques, complications lors des accouchements et traumatismes psychologiques. Selon le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), plus de 4 millions de filles risquent encore d’être excisées chaque année si des actions concrètes ne sont pas mises en place.

« Chaque année, 4 millions de filles risquent de subir des mutilations génitales féminines.» indique le rapport de l’UNFPA.

Pour éradiquer les mutilations génitales féminines, plusieurs solutions existent et doivent être renforcées telles que le renforcement des lois et leur application. Plusieurs pays interdisent l’excision, mais l’application des lois reste inégale. Il est essentiel de poursuivre les auteurs et de protéger les victimes. L’éducation et la sensibilisation des communautés, le changement doit venir de l’intérieur des pays. Des campagnes de sensibilisation devraient être faites auprès des chefs religieux et des leaders communautaires, qui jouent un rôle clé dans l’abandon de ces pratiques. Il faudrait soutenir les filles et les survivantes en offrant un accès à des soins médicaux et psychologiques est crucial. Des organisations devraient accompagner les femmes survivantes et leur offrir un espace pour qu’elles puissent se reconstruire.

L’espoir existe. Les taux de mutilation peuvent chuter grâce à une forte mobilisation. Chaque fille a le droit de grandir sans violence ni souffrance. Il appartient à la communauté internationale, aux gouvernements et à la société civile de s’unir pour faire disparaître cette pratique. « Agir aujourd’hui, c’est sauver des millions de vies demain ».

Marie-Claire Tari Koumninga