Dans nos sociétés, le poids de certaines traditions et croyances influencent les attitudes jusqu’à nos jours, de tel que l’esprit affirme des choses qui ne sont pas vraies, sans pouvoir vérifier.
En conséquence, ces croyances forgent nos actes et pratiques, pourtant, dans certains cas, elles s’avèrent dangereuses, notamment, celles liées à la question de la santé de l’enfant et sa croissance. Parmi ces fausses idées il y a celle selon laquelle le lait maternel est de mauvaise qualité et de source de maladie pour l’enfant.
La fausse idée liée à l’administration du colostrum qui est considéré comme mauvais lait à cause de sa couleur jaunâtre. Il est, cependant, fortement conseillé de donner le colostrum ou premier lait, dès l’heure qui suit la naissance.
Cela facilite l’expulsion du placenta et l’évacuation du méconium (premières selles noirâtres du nouveau-né). Le colostrum représente aussi le premier vaccin de l’enfant, contre plusieurs maladies, sa consommation joue également un rôle de « passerelle sensorielle ».
-Le mauvais lait et test de la fourmi.
Lorsqu’un enfant allaité est atteint par des microbes, causant la diarrhée et faisant apparaitre des taches blanchâtres au niveau de sa langue, la communauté estime que le lait est de mauvaise qualité et le confirme par le test de la fourmi, qui meurt dans le lait exprimé. Pourtant, du point de vue médical, il n’existe pas de mauvais lait maternel, ou qui peut être nuisible à la santé de l’enfant. La fourmi n’étant pas aquatique, ne peut survivre dans un liquide.
Les symptômes que présente l’enfant dans ce cas de figure sont liés généralement à une infection, poursuivre l’allaitement maternel dans ce contexte, permet de protéger l’enfant de certaines carences, et l’évite de tomber dans la malnutrition.
En cas de refus de tétées, la première chose à faire est d’amener l’enfant dans une structure sanitaire pour consultation et soins appropriés afin d’éviter la malnutrition.
Ceci est une initiative de MAGIS en collaboration avec le centre universitaire le bon Samaritain, le Complexe Hospitalo-Universitaire le Bon Samaritain et l’Hôpital Notre Dame des Apôtres et financée par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement.
