Les étals sont restés vides ce samedi dans plusieurs marchés de N’Guéli, notamment celui de Djaborona. Les bouchers ont suspendu leurs activités pour protester contre la saisie de 53 têtes de bétail par les services des douanes.
Selon les professionnels du secteur, l’opération a été menée le 1er mai par les agents des douanes de Toukra, près du fleuve, en face de l’abattoir de N’Guéli. Une intervention jugée « injuste » par les bouchers, qui dénoncent ses conséquences immédiates sur l’approvisionnement en viande dans la capitale.
Dès les premières heures de la matinée, les consommateurs ont été confrontés à une pénurie de viande. « Cette décision bloque toute la chaîne d’approvisionnement », déplorent plusieurs vendeurs rencontrés sur place.
Le président de l’organisation des bouchers Alwatan, Saleh Bichara, appelle les autorités à réagir rapidement afin de trouver une issue à la crise. Il insiste sur l’urgence d’un déblocage pour éviter une aggravation de la situation.
De son côté, Wachiliyé Malli, délégué du marché Djaborona, souligne que les bouchers « s’acquittent régulièrement de leurs obligations fiscales » et plaide pour une concertation entre les acteurs du secteur et les autorités douanières.
En attendant une éventuelle médiation, la tension reste vive à N’Guéli, où vendeurs et consommateurs subissent déjà les effets de cette suspension d’activités.
