10 décembre 2025
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À l’heure où le soleil de l’après-midi décline, vers 15 h, les rues de plusieurs quartiers de la capitale tchadienne, tels que Chagoua, Habena, et Ndjari, se transforment en scènes vibrantes d’une passion dévorante, le football de rue. Loin des stades officiels, ce sport improvisé prend une ampleur croissante, offrant un spectacle énergique mais soulevant de sérieuses préoccupations.

‎Chaque après-midi, c’est le même rituel. Des dizaines d’enfants, rêvant d’imiter leurs stars internationales du ballon rond, investissent l’asphalte, utilisant des poubelles ou des pierres comme but. L’ambiance y est « chic » et l’engouement est palpable, offrant un moment d’oisiveté et de défoulement bienvenu. Cependant, cette joie est éphémère et se déroule au péril de leur sécurité.

‎Les routes, conçues pour la circulation, deviennent des terrains de jeu. Ce faisant, les jeunes footballeurs s’exposent constamment au risque d’accident avec les véhicules qui peuvent survenir à tout moment. Malgré les avertissements, la ferveur du jeu semble leur faire oublier le danger imminent.

‎Au-delà des risques d’accident, cette pratique a également des répercussions sur la santé des enfants et des riverains. Les parties de football intenses sur les terrains improvisés et souvent poussiéreux soulèvent d’épaisses nuages de poussière, créant une menace pour la santé respiratoire.

‎Face à l’absence de terrains de sport adéquats et sécurisés dans ces quartiers, le football de rue s’impose comme une réponse naturelle au besoin de jouer des enfants. Il est crucial que les autorités locales et les acteurs de la société civile se penchent sur cette problématique pour encadrer cette passion et garantir un environnement de jeu sûr et sain pour la jeunesse de N’Djamena.