L’ONG ESSOR a lancé ce lundi une formation intensive de 3 jours au CEFOD. Objectif : renforcer les capacités des sages-femmes, assistants sociaux et animateurs de jeunesse sur la santé sexuelle et reproductive des adolescents. L’initiative bénéficie de l’appui technique et financier de l’UNFPA, en collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la Prévention.
Cette session vise à transformer les pratiques et améliorer l’accès aux services de santé dans trois quartiers prioritaires de N’Djamena : Dembé, Chagoua et Walia. Pour ESSOR, il s’agit de répondre aux besoins urgents des jeunes Tchadiens en plaçant l’écoute et la protection des plus vulnérables au centre.
La mise en œuvre opérationnelle est assurée par Apolline Mianoudji, responsable administrative et financière d’ESSOR. L’UNFPA apporte son expertise et son financement. « L’UNFPA s’engage aux côtés du gouvernement tchadien pour accompagner toutes les activités des jeunes, notamment en santé sexuelle et reproductive », a déclaré son représentant Séferbé Blaise.
Le ministère de la Santé, représenté par Dr Diondoh Florent via la Direction de la Santé de la Reproduction, garantit le cadre institutionnel. Lors de l’ouverture, les intervenants ont salué le leadership d’ESSOR dans la coordination des acteurs locaux.
Pour ESSOR, cette formation va au-delà de la théorie. Elle vise à :
- Outiller : renforcer les compétences des prestataires en éducation à la vie et santé de la reproduction
- Briser les barrières : lutter contre la stigmatisation qui freine les consultations des adolescents
- Renforcer la protection : améliorer la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre
« Quand on cherche à connaître, on se donne également », a rappelé Apolline Mianoudji aux participants. L’ONG compte sur eux pour diffuser ces acquis dans leurs milieux et faire de la santé un droit accessible à chaque jeune Tchadien.
Irazi-En Merci/Hamama Média
