Dans une tribune, l’acteur de la société civile Djoret Biaka Tedang salue le communiqué des leaders de l’opposition encore libres, qu’il juge « clair » sur le rétrécissement des libertés et les faits graves qui l’accompagnent.
Selon lui, ce texte traduit une cohésion entre les partis se réclamant de l’opposition, les membres du Cadre Permanent de Dialogue Politique (CPDP) et ceux qui en sont exclus, tous confrontés à la crainte d’un durcissement de la répression.
Mais Djoret Biaka Tedang met en garde contre une stratégie limitée aux réseaux sociaux ou aux débats parallèles : « À quoi sert un activisme hors CPDP si l’on refuse d’utiliser l’outil institutionnel prévu pour traiter les crises politiques ? » interroge‑t‑il.
Il reproche aux membres du CPDP, y compris son président, de signer des textes offensifs sans les transformer en initiatives formelles dans le cadre du dialogue, ce qui, selon lui, « offre au pouvoir le confort d’ignorer, de diviser, puis de réprimer ».
L’acteur de la société civile appelle donc le président du CPDP à convoquer une session extraordinaire, à entendre toutes les parties – y compris celles hors du cadre – et à exiger des autorités une révision des bases légales ainsi que des garanties publiques. Il demande la publication d’une position officielle sur les libertés publiques et le droit de manifester.
« Sinon, qu’on dise la vérité au pays : le CPDP n’est pas un levier de débat, c’est un décor », conclut Djoret Biaka Tedang.
