«En parlant de la représentativité de la femme, nous sommes restées au niveau de la représentativité formelle ou numérique, mais une représentativité substantive demeure un défi », a déclaré ce 05 mars la députée Chéréfié Mahamat Ahmat Choukou au cours du panel portant sur le thème ‘’Femme et cadre juridique : avancées et défis ».
Ces échanges se sont déroulés dans le cadre du Salon de la Femme tchadienne, dans la lignée de la Semaine nationale de la femme.
En parlant de ce sujet, Chéréfié Mahamat Ahmat Choukou a souhaité insister sur la nécessité d’une crise de conscience globale des femmes face aux défis liés à leur statut dans la société.
Elle estime qu’il faille «promouvoir un discours sur les préoccupations de la femme de manière cohérente et en faire la promotion au point que toutes les femmes intègrent ce discours pour le faire entendre partout ». Elle invite à une réflexion plus structurée qui puisse dépasser le seuil de revendications politiques.
Dans une démarche plus élaborée, Chéréfié Mahamat Ahmat Choukou a relevé plusieurs avancées dans l’établissement des instruments juridiques internationaux dont la Convention issue de la 4ème Conférence mondiale de Beijing de septembre 1995 et de nombreux instruments juridiques nationaux, qui protègent les droits de la femme ainsi que leurs places et leurs intérêts. Pour elle, ces acquis ne peuvent être préservés que par une appropriation collective d’un discours de revendication cohérente.
Il s’agit donc d’un combat plus intellectuel à mener que politique. Meilleur gage pour une implémentation d’une représentativité substantive. Cette invite a provoqué un tonnerre d’applaudissement des participantes.
