15 octobre 2026
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Le doctorant en archéologie Mbaihondoum Pierrot a organisé ce matin, à l’amphithéâtre de Liège du campus de l’Université de Toukrà, une conférence-débat placée sous le thème : « Aux origines des sociétés humaines : l’apport de l’archéologie et de la préhistoire à la connaissance du passé tchadien ».

Parmi les intervenants figurait Dr Belemel Banga, archéologue et enseignant-chercheur à l’ENS de Bongor.

Dans son exposé, il a retracé l’historique de l’archéologie et présenté la branche de l’archéologie environnementale, qui étudie l’interaction entre l’homme, la société et le milieu physique. Cette discipline, née dans les années 1970 grâce à la collaboration avec des naturalistes, associe la biologie, la géologie et les géosciences. Au Tchad, les premiers travaux sur les paysages archéologiques remontent à Théodore Monod, qui avait souligné le potentiel archéologique autour de Kousseri et dans plusieurs zones du pays.

De son côté, Mbaihondoum Pierrot, doctorant et assistant à l’Université de N’Djamena, a mis en lumière le patrimoine préhistorique tchadien et ses perspectives scientifiques. Il a notamment évoqué les peintures rupestres du massif de l’Ennedi, véritable musée à ciel ouvert, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2016.

Selon lui, ces sites préhistoriques constituent une richesse scientifique majeure et ouvrent de nouvelles pistes de recherche. Le massif de l’Ennedi apparaît ainsi comme une bibliothèque visuelle de la préhistoire, grâce aux parois rocheuses qui conservent des témoignages uniques des sociétés anciennes.