15 octobre 2026
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N’Djamena, 12 Octobre 2025, à l’active de son audition à l’Assemblée Nationale, Madame ZARA MAHAMAT ISSA, plusieurs élus ont critiqué la Ministre de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires quant à sa gestion à « connotation communautariste » de la solidarité publique et le « manque d’expérience managériale » de celle dont la carrière antérieure se résumait au monde humanitaire. Ce qui alimenterait davantage les doutes sur sa capacité à diriger un ministère aussi stratégique.

Lors de sa présentation, ZARA MAHAMAT ISSA a mis en lumière une série de contradictions, suscitant sans commune mesure des critiques appuyées de plusieurs députés, dont la très remarquée est celle Mme AMINA TIDJANI, qui a passé au détergent le piètre et sombre bilan du Ministère de l’Action Sociale et des élus des Provinces du BATHA, du SILA et de la TANDJILE.

Alors, que, la Ministre de l’Action Sociale se félicite dans son rapport à mi-parcours d’avoir distribué 4 200 tonnes d’aide, censées avoir touché « plus de 400 personnes », des voix tous azimuts se sont levées à l’hémicycle pour trouver cette déclaration numériquement confuse, au regard de l’ampleur des besoins nationaux, n’ayant jamais été touchés.

C’est dans ce sillage que, plusieurs députés n’ont manqué de dénoncer des données « difficiles à justifier », estimant que, la communication ministérielle manquait de clarté et de cohérence.

« Depuis qu’elle est à la tête du département, aucune opération des distributions n’a jamais été actée, alors que, les leaders des organisations des femmes veuves, des orphelins et autres vulnérables ne manquent pas d’exprimer les besoins. Même pour avoir accès au ministère, elle a déployé des militaires pour nous refuser l’entrée », dénonce ZARA KEBIR, leader d’une organisation des veuves.

La ligne de critique la plus persistante accuse la ministre de l’Action Sociale de privilégier prioritairement la province du Lac-Tchad, sa Province d’origine, alors que d’autres provinces sont tout autant voire plus affectées par des incendies récurrents, une insécurité alimentaire sévère, des déplacements de populations et des vulnérabilités multiples nécessitant une réaction de l’État.

« Des tonnes des vivres et de non vivres ne cessent d’être acheminés dans la Province du LAC-TCHAD. Cette perception de gestion orientée vers le renforcement de son fief politique, au Lac Tchad nourrissent une controverse grandissante au Ministère de l’Action Sociale », informe un cadre du Ministère désabusé.

Raison pour laquelle, les élus du peuple à l’exemple de MARIAM IBET et celui de Salamat ont vu juste de dénoncer ce déséquilibre manifeste, contraire à l’esprit de neutralité et d’équité que devrait incarner un ministère chargé de la solidarité nationale.

La stabilité sociale, pierre angulaire du programme du Maréchal du Tchad, repose en grande partie sur une action humanitaire cohérente, structurée et équitable, rappelle une leader de la sociétécivile. L’équipe précédente, selon plusieurs analystes, avait réussi à instaurer un climat apaisé grâce à une gestion plus équilibrée et concertée de l’aide sociale, selon plusieurs témoignages.

Aujourd’hui, une partie de l’opinion estime que cette dynamique est fragilisée. Certains acteurs politiques vont jusqu’à réclamer un changement urgent à la tête du ministère pour éviter l’érosion des acquis sociaux et limiter les tensions communautaires.

Nous y reviendrons !