Le conseil constitutionnel a écarté plusieurs candidats à l’élection présidentielle, suscitant des inquiétudes quant à l’intégrité du processus électoral. Les raisons avancées pour justifier ces disqualifications sont largement remises en question.
Les arguments avancés par le président du Conseil Constitutionnel pour justifier ces disqualifications sont remis en question par de nombreux observateurs. Des voix s’élèvent pour dénoncer une « manipulation politique » visant à éliminer les candidats gênants et à favoriser l’avènement d’une dynastie politique dès le premier tour du scrutin, ont-ils indiqué.
Selon eux, la situation politique au Tchad est devenue extrêmement préoccupante. En plus de la disqualification des candidats, des actes de répression ont été signalés, notamment l’exécution du président du Parti Socialiste sans Frontière, YAYA DILO.
Ces développements récents soulèvent des inquiétudes quant à la possibilité d’une dictature imminente et à la détérioration des droits de l’homme dans le pays, ont martelé les présidents des partis exclus à l’élection présidentielle.
Face à cette situation, un appel est lancé à toutes les forces vives de la nation par les partis concernés pour se mobiliser et utiliser tous les moyens légaux afin de sauvegarder la démocratie et empêcher l’instauration d’une dictature.
Ils ont également demandé à la communauté internationale d’intervenir et de faire pression sur les autorités tchadiennes pour garantir la transparence du processus électoral et le respect des droits fondamentaux.
« Il est crucial que le président du Conseil Constitutionnel soit récusé et que le processus électoral soit reconsidéré afin de restaurer la crédibilité et la légitimité de l’élection présidentielle. Les Tchadiens aspirent à un avenir démocratique et équitable, où chaque voix compte et où les droits de tous sont respectés, » ont-ils déclaré.
Pour les 10 présidents, il est impératif de prendre des mesures pour prévenir l’instauration d’une nouvelle dictature par le biais d’un processus électoral entaché de disqualifications injustes.
Le peuple tchadien mérite de vivre dans un pays où règnent la liberté, la justice et la démocratie.
Les 10 partis politiques comptent se mobiliser et de faire entendre leur voix et la voix de ceux qui luttent contre l’injustice et les inégalités.
« Le Tchad ne doit pas sombrer dans l’obscurité de la dictature, mais au contraire, émerger dans la lumière de la liberté et du progrès, » ont-ils conclu.
Mbainaissem Gédéon
