16 octobre 2026
Captain Moussa Dadis Camara and General Sekouba Konate arrive to pay homage at Martyrs Place in Conakry

Captain Moussa Dadis Camara (C), chief of the ruling junta and General Sekouba Konate (R), defence minister and second-in-command of the ruling junta, arrive to pay homage at Martyrs Place in Conakry October 2, 2009, during celebrations commemorating the Republic of Guinea's independence day. REUTERS/Luc Gnago (GUINEA POLITICS ANNIVERSARY) - RTXP7WS

L’ancien chef de la junte guinéenne et au moins deux de ses co-accusés dans le procès du massacre du 28 septembre 2009 ont réussi, ce samedi 4 novembre à l’aube, à s’échapper de la plus grande prison de Conakry.

Les habitants de la presqu’île de Kaloum se sont réveillés tôt ce samedi matin au son des armes automatiques, quand un commando a pris d’assaut la Maison centrale de Conakry, la plus grande prison de Guinée.

Selon nos informations, des individus lourdement armés ont fait évader plusieurs des accusés dans le procès du massacre du 28 septembre 2009, à commencer par l’ancien homme fort du pays, le capitaine Moussa Dadis Camara, mais aussi Claude Pivi et Blaise Goumou.

Moussa Tiégboro Camara, autrefois chargé des services spéciaux, de la lutte anti-drogue et du grand banditisme, serait quant à lui de nouveau entre les mains des forces de l’ordre. S’est-il rendu de son plein gré ou a-t-il déjà été rattrapé ? Les versions divergent pour l’instant.

Composé de quatre véhicules de type pick-up, le commando était dirigé par le fils de Claude Pivi, un ancien membre des Forces spéciales. Pivi lui-même était ministre chargé de la Sécurité présidentielle lorsque Moussa Dadis Camara était au pouvoir, de décembre 2008 à décembre 2009.

Le procès du capitaine putschiste et d’une dizaine d’anciens responsables de la junte qui avait pris le pouvoir à la mort de Lansana Conte s’était ouvert le 28 septembre 2022, soit treize ans tout juste après le massacre commis au stade de Conakry, dans lequel plus de 150 personnes avaient été tuées.

Avec Jeune Afrique